Balade gourmande
Balade gourmande dans le Luberon, de Lourmarin à Bonnieux
Un week-end les pieds dans la garrigue et le nez dans les paniers : nos adresses gourmandes entre Lourmarin, Ménerbes et Bonnieux, au cœur du Luberon.
Il y a des matins où la cuisine peut attendre. Le Luberon au printemps, c’est une invitation à poser le tablier et à partir chercher la matière première à la source : chez le producteur, au marché, sur l’étal d’un maraîcher qui vous tend une tomate en disant simplement goûtez. Voici l’itinéraire que nous refaisons chaque année, sans jamais nous lasser.
Lourmarin, le réveil au café
On commence par Lourmarin, classé parmi les plus beaux villages de France, et à juste titre. Le vendredi matin, le marché prend tout le centre. On y trouve des fromages de chèvre du pays, du miel de lavande, des fougasses encore tièdes et de l’huile d’olive en bidon que l’on goûte à la cuillère. Prenez un café en terrasse face au château Renaissance, le temps de laisser le village se réveiller.
Avant de repartir, faites un détour par la tombe d’Albert Camus au cimetière du village. C’est discret, sans ostentation, à son image.
Ménerbes et la route des vignes
La route qui monte vers Ménerbes serpente entre les vignes et les cerisiers. Le village, perché sur son éperon rocheux, offre une vue à couper le souffle sur la vallée. Arrêtez-vous à la Maison de la truffe et du vin : on y déguste des vins du Luberon en accord avec quelques bouchées, et l’on comprend vite pourquoi cette appellation mérite mieux que sa réputation discrète.
Bonnieux et le pique-nique de l’après-midi
Le clou de la balade, c’est le pique-nique. Achetez tout sur place :
- Du pain de campagne à la boulangerie du haut village
- De la tapenade et de l’anchoïade chez l’épicier
- Quelques tranches de saucisson de sanglier
- Un melon bien parfumé si la saison s’y prête
- Une bouteille de rosé, fraîche, calée dans un sac isotherme
Installez-vous dans la forêt des cèdres, sur le plateau au-dessus de Bonnieux. L’ombre y est fraîche, la garrigue embaume le thym chauffé par le soleil, et l’on entend les cigales pour peu que l’été soit déjà là.
Voyager gourmand dans le Luberon, c’est accepter de ne rien programmer. Le meilleur repas est souvent celui qu’on improvise au détour d’un marché.
Pour rentrer, on cuisine
De retour à la maison, on prolonge le plaisir. Les légumes du marché deviennent une ratatouille, le chèvre se glisse dans une salade tiède, et l’huile d’olive rapportée parfumera nos plats pendant des semaines. C’est ça, la vraie cuisine provençale : elle commence sur la route, bien avant la casserole.